Journée découverte

Le Puy-en-Velay, ville de pélerinage


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 Jeudi 5 novembre, une journée au Puy-en-Velay a été proposée. Au départ de Montbrison, nous partons en car avec notre sympathique chauffeur Etienne.

Nous arrivons à bon port aux abords du centre historique du Puy-en-Velay, où nous sommes accueillis par nos deux guides.

 

Invitant le premier groupe à le suivre, notre guide nous conduit, depuis la Place du Breuil, devant la fontaine Crozatier, jusqu’à l’hôtel de ville et nous explique l’histoire du lieu. Le deuxième groupe part dans un autre sens.

Le lieu a d’abord été baptisé « Anicium », après avoir été occupé par une tribu gauloise, puis par les Romains qui aménagent un centre religieux.

Lors des invasions barbares du 4ème siècle, l’évêque de « Ruessium » (Saint-Paulien), abandonnant l’idée de faire reconstruire sa ville, décide de se fixer au Puy, profitant ainsi de la situation stratégique du lieu.

A propos de la cathédrale, la légende parle de la guérison d'une femme sur la « pierre des fièvres » située à l'entrée de l'église. Elle aurait reçu en rêve l'ordre de demander à Saint-Georges, évêque de « Ruessium », de construire une église sur le mont « Anis ».

Le culte à la Vierge Marie va notamment s’y développer. Ainsi, au 9ème siècle, le nom de la ville devient « Le Puy Notre-Dame », et l’évêque devient alors le seigneur de la ville.

Déjà célèbre en raison des guérisons opérées par la « Pierre aux fièvres », la ville le devient davantage lorsque Saint-Louis lui fait don de la Vierge noire. Dès lors, Le Puy reçoit des milliers de pèlerins; par ailleurs, l’une des quatre grandes voies conduisant à Saint-Jacques-de-Compostelle, la « Via Podiensis », passe par-là. L’évêque Godescalc est cité comme le premier pèlerin de Compostelle en 951.

La ville s'entoure de remparts au 13ème siècle qui vont lui servir de limite jusqu'au 18ème siècle.

Outre son pèlerinage, Le Puy vit aussi à travers l’activité de la dentelle, depuis le 15ème siècle.

Le Puy résiste également aux attaques des Huguenots cévenols, avec à sa tête notamment l’évêque, Mgr de Sénectaire, pour repousser au loin les ennemis de la Vierge. Pendant de longs mois, Le Puy se refuse à reconnaître Henri IV comme roi de France malgré son abjuration.

Le Puy au 18ème siècle compte environ 20 000 habitants.

La ville est cantonnée jusqu’aux années 1760 à l’intérieur de son enceinte puis s’étend par l’ouverture sur le Breuil en 1786. L’hôtel de ville actuel est construit dans les années 1762-1764.

Au 18ème siècle, la ville est entourée de nombreux vignobles aujourd’hui disparus.

En 1754 le célèbre contrebandier Louis Mandrin, attaque un dépôt de tabac, causant ainsi plusieurs morts. Mandrin fut également connu pour avoir « sévi » à Montbrison la même année.

En 1866, la gare ferroviaire du Puy-en-Velay est mise en service.

La ville se dote, en 1896, du tramway, qui circulera jusqu'à la Première Guerre mondiale.

 

Le parcours nous mène ensuite, jusqu’à la place du Plot, rue des Tables qui monte à la cathédrale.

 

Monument majeur de l’art roman et de l’Occident chrétien, la cathédrale Notre-Dame-de-l’Annonciation du Puy, classée Monument Historique depuis le 19ème siècle, est également classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de St-Jacques-de-Compostelle.

Elle abrite une Vierge noire du 17ème siècle. La statue originale, offerte par Saint-Louis à son retour de croisade d’Egypte, fut brûlée lors de la Révolution française. En tous cas, la Vierge noire a fait l’objet de nombreux pèlerinages au cours des siècles

De style roman, la cathédrale se dresse au pied du rocher Corneille, promontoire volcanique dominé par une statue de la Vierge en acier moulé provenant des canons pris aux Russes à Sébastopol.

Datant du 11 ou 12ème siècle, l’édifice affiche des influences byzantines et en même temps des structures caractéristiques du sud-ouest de la France. La diversité de couleurs résulte de l’emploi de différentes pierres volcaniques.

L’intérieur, d’aspect austère, en raison des pierres sombres qui le composent, est aussi marqué une hauteur impressionnante, en raison des 6 coupoles successives qui dominent la nef. Le chœur repose directement sur le rocher, mais les 4 travées de la nef, rajoutées aux 11 et 12èmes siècles, sont situées au-dessus du vide, grâce à d’imposants piliers.

La cathédrale, qui menaçait de s’effondrer a été presque entièrement reconstruite au milieu du 19ème siècle.

 

A12h, déjeuner au restaurant Tournaire, où tous apprécient la qualité de l’accueil et de la cuisine, célébrant notamment la verveine locale.

 

L’après-midi, nous terminons la visite de la cathédrale en passant par « l’oreille droite », autrement dit la chapelle sud.

Puis, nous rejoignons l’espace « Camino » où notre guide nous commente l’histoire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

« L’espace Camino » ne se définit pas seulement comme un musée, mais également, un cheminement proposé aux visiteurs, afin qu’ils expérimentent ce que peut apporter le pèlerinage : nature, architecture, rencontres humaines, épanouissement spirituel et personnel, etc.

L’aménagement du « Camino » s’appuie en premier lieu sur l’architecture de l’Hôtel Saint-Vidal. Il retranscrit l’esprit des lieux en laissant apparaître l’évolution du bâti et son occupation.  

 

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle trouve son origine au 9ème siècle.

En effet, Jacques le Majeur, disciple de Jésus, parti pour évangéliser l’Espagne, mais ayant échoué, de retour en Palestine, fut décapité par le Roi Hérode. Ses frères placèrent son corps dans une barque et celle-ci, poussée sans doute pas le souffle de l’Esprit, échoua sur la côte espagnole, en Galice. E A cet endroit on lui fit une sépulture, qui fut découverte par un ermite, guidé par une étoile mystérieuse en 913.

On fit construire alors à son emplacement une église qui deviendra la Grande Cathédrale de Santiago de Compostela.

Le pèlerinage se développe alors et s’intensifie au 11ème siècle et devient l’un des 3 grands points de mire des pèlerinages avec Rome et Jérusalem, voire dépasse ces derniers.

Mais au 14ème siècle, il décline à cause de la peste qui ravage l’Europe, mais aussi des famines, mais aussi de la Guerre de 100 ans et des musulmans qui continuent de persécuter les chrétiens dans le reste de l’Espagne.

Pratiquement disparu au 19ème siècle, le pèlerinage connaît un regain depuis le 20ème siècle.

La France compte quatre voies historiques au départ du Puy-en-Velay, d'Arles, de Vézelay et de Tours. En Espagne, plusieurs chemins convergent vers Santiago de Compostela.

 

 

Enfin, nos visiteurs, après une journée très chargée en culture, ont terminé par une dégustation de verveine, dans une ambiance plus décontractée, à la boutique Pagès, avant de regagner le car en direction du Forez.


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